
Manifestation du
1er mai 2009 à Beauvais
manifestation du 1 mai 2009 à Beauvais de la place du jeu de Paume à
la place Jeanne Hachette, devant l'Hotel de ville.
Les manifestations traditionnelles de la fête du travail donnent la
possibilité aux travailleurs de s'exprimer. C'est peut être la seule
façon démocratique de pouvoir manifester le sentiment d'oppression,
d'exploitation et de ras le bol que les travailleurs subissent.
Dans ce cadre là, et compte tenu de la conjoncture économique actuelle,
tous les syndicats se
sont unis dans cette manifestation.
C'est
la première fois que cela se réalise, vous pouvez sûrement vous rendre
compte que la situation, non seulement en France, mais dans le monde
entier, est grave.
Voici
quelques photographies de cette manifestation à la fois calme vu de
l'extèrieur et furieuse en chacun des participants . . .
L'arrivée sur la place du Jeu de Paume vers environ 10 h 00 :
puis vers 10 h 30, la foule devient de plus en plus nombreuse et les
drapeaux volent au vent :
Un orateur lit, au nom de TOUS les syndicats présents et unis,
le
manifeste commun. Quelques chiffres économiques sont cités, la
situation de quelques entreprises, et le système capitaliste
est dénoncé.
L'orateur énonce, souvent scandalisé, les abérations financières et
sociales :
C'est parti, la procession commence, l'Union Locale CGT en tête du
cortège :
en direction de la rue du 27 juin, les drapeaux flottent, les slogans
fusent :
descente de la rue Gambetta et passage devant l'écureuil, mais
malheureusement, le cortège n'ira pas déposé de noisettes, car les
poches sont vides :
Passage devant la place des Halles, devant quelques vendeurs de muguet :
le syndicat de Spontex, le célèbre fabriquant d'éponges est là (un
p'tit clin d'oeil en particulier) :
puis, maintenant, devant nous, l'église Saint Etienne :
passage devant l'Hotel de Ville, les voix et chants se font plus
puissants :
D'ici, juché sur un promontoir, je peux distinguer le long défilé qui
s'ébranle :
Le défilé fait le tour de la place Jeanne Hachette :
Et enfin l'arrivée finale devant l'Hotel de Ville :
Et, comme dans tout bon spectacle (si je puis m'exprimer ainsi), le
bouquet final, le seul moment d'épanchement de cette manifestation
calme et organisée :
Un petit commentaire final et personnel : cette année, les
travailleurs ont pu exprimer leurs inquiétudes face à cette crise issue
du monde de la finance. La précarité, qui devient malheureusement un
mode de vie, s'installe dans l'indifférence des grands de ce monde.
J'espère que nos enfants auront un avenir . . . je le souhaite
sincèrement . . .
Et devant le dieu "ARGENT"
la raison disparait . . .
Michel ORSOLLE
