
Photo, théorie, généralités
Cette partie a pour principale but de faire connaître, au moins dans
les grandes lignes, la théorie des principales règles de la
photographie. Cette théorie étant mal connue, voire incomprise,
entraîne d'inévitables erreurs au moment de la prise de vue, mais
également lors de la retouche.
Je pense que cette partie sera lue non pas comme une partie
ch****te ou ennuyeuse, mais plutôt comme une aide à la compréhension de
cette belle activité qu'est la photographie.
Nous allons voir seulement les principales règles, comme le cadrage qui
est une étape des plus importantes; la profondeur de champs qui est, en
proxyphtographie et surtout en macrophtographie d'une importance
fondamentale. Nous verrons également la partie mise au point,
relativement simple, mais là également, c'est une règle à respecter
impérativement. C'est sûrement la règle numéro 1 dans l'ordre
chronologique lors de la prise de vue.
Alors bonne lecture

Le cadrage
Une photo ne peut être réussie que si elle nous apparaît harmonieuse.
Cela peut paraître assez subjectif, mais il existe
quelques règles que tous les photographes respectent plus ou moins, et
voici la première :
La règle des tiers
La photo paraît plus harmonieuse si le centre d'intérêt du sujet est
placé au croisement des tiers de la photo. L'oeil est naturellement
attiré vers ces croisements (
cercles
rouge sur l'exemple).
Voici la règle représentée à partir d'une photo brute (ici un papillon
Vulcain -
Vanessa
atalanta).
A NOTER
:
- qu'une partie de la photo a été enlevée, car cela
n'apporte RIEN au
graphisme et à l'harmonie générale de la photo (c'est la partie ombrée
à l'extérieur de la grille). Nous en reparlerons plus tard,
- que la grandeur des tiers est entièrement libre, c'est à
dire que la
taille de la photo dépend entièrement de votre choix (cadrage large ou
serré),
- que la plupart des logiciels de retouche photo propose
cette
option lors d'une "retaillage" de la photo.
Voici la photo recadrée :
Vous pouvez constater que vous regardez directement le papillon et
seulement ensuite vous parcourez le reste de la photo.
Ou plus exactement l'oeil est accroché par la masse mauve du buddleja
et ensuite il se fixe sur le papillon qui est le sujet principale.
Cette partie, certes
essentielle et
primordiale, n'est que le début d'un long travail
d'amélioration de la photo brute.
Et oui il y a encore du
travail après celà

La diagonale
Maintenant nous allons voir la diagonale (comme aux échecs). La
diagonale permet
guider
l'œil vers un point ou une zone de la photo
qui devrait
être le sujet principale (enfin en principe).
Elle renforce l'aspect graphique de la photo.
La diagonale peut être réalisée avec un ou plusieurs éléments de la
photo. Voici, plutôt qu'un long discours, quelques exemples à partir de
photos brutes en JPG (photo
que je n'ai pas retenues pour différentes raisons, mais principalement
pour le manque de netteté).
Dans cet exemple, la diagonale est représentée par la branche de
buddleja et l'oeil atteint ensuite le machaon :
Dans cet autre exemple, la diagonale est représentée par la fleur de
buddleja :
Dans ce dernier exemple un peu plus complexe, il y a plusieurs
diagonales les branches de
chardon, le bord des ailes du papillon et la nervure de la feuille de
ronce.
Une fois bien assimilées, ces deux
règles (tiers
et diagonale) permettent déjà d'
obtenir
des photos plus
dynamiques et
harmonieuses.
Mais il y a encore du boulot pour que nos photos soient regardables

L'histogramme
définition et compréhension
1) Comprendre l'image numérique :
Tout d'abord il faut que vous vous rappeliez ou que vous
appreniez que l'image numérique se compose de pixels (c'est écrit sur
votre appareil photo : 8 millions de pixels, 10, 12 voire 21 millions
de pixels).
1 – a – qu'est qu'un
pixel
? c'est la plus petite division possible d'une image numérique. Il est
composé des trois couleurs primaire Rouge Vert Bleu (encore appelé
système RVB).
1 – b – le système numérique : il faut également se souvenir que le
numérique (ou digital) se compose
de
bits
(contraction des mots anglais «
binary
digi
t » qui
est une
information codée, représentée pour une approche plus conventionnel par
des « 0 » ou des « 1 », en fait, puisque l'informatique utilise
l'électricité, c'est la représentation d'un système ou le courant passe
ou ne passe pas . . . mais bon . . . soyons simple.
1 – c – le système de codage d'un pixel :
aujourd'hui la plupart des images sont codée en
8 bits, donc
utilise le
système binaire basé sur la puissance de 2. Ainsi 8 bits représente 256
possibilités (2, 4, 8, 16, 32, 64, 128, 256) donc de 1 à 256, mais la
représentation est traditionnellement de 0 à 255.
1 – d – valeur d'un pixel : comme vous l'avez sûrement compris, un
pixel est alors
codé
de 0 à 255
sur chacun des 3 canaux RVB (Rouge, Vert et Bleu).
1 – e – interprétation d'une valeur : l'absence de couleur, donc le
noir est représenté par un zéro dans les
trois canaux, donc 0,0,0 (en décimal).
Le blanc pur étant lui représenté par la totalité des 3 canaux, c'est à
dire 255,255,255.
Pour l'exemple un rouge à pour valeur : 255,0,0 et un jaune : 255,255,0
2) L'histogramme :
C'est comme au temps des bons vieux cours de math ou de stat, un
histogramme est
une
représentation
graphique (système cartésien)
du nombre des valeurs
des pixels. En clair :
- sur l'ordonnée (axe des Y vertical) : c'est le nombre de pixels,
- sur l'abscisse (axe des X horizontal : c'est la valeur moyenne des
pixels.
Bon j'espère que cela est clair . . .
3) L'interprétation :
Cette interprétation est
relativement
subjective,
en effet, nous avons toutes et tous une sensibilité différente,
cependant il y a quelques grandes lignes générales qui sont « vrais »
dans de très nombreux cas.
3 – a – pour rappel, d'une manière
générale, une photo ne doit pas être sur ou sous-exposée, sauf si c'est
un effet voulu par le photographe.
3 – b – en fonction de ce que je viens de dire plus haut, l'histogramme
permet de « voir » cela :
- l'histogramme d'une photo
sur-exposée
sera calé à droite, car
beaucoup de pixels « blanc » ou très clair, voici un exemple :
- l'histogramme d'une photo
sous-exposée
sera, lui calé à gauche, car
beaucoup de pixels « noir » ou très foncé.
Bon, voilà pour le principale,
la suite un peu plus tard

L'ouverture
symboliée par la
notation "f/"
Ce que l'on appelle couramment l'ouverture (ou d'une manière érronée le
diaphragme) est, en fait, le
RAPPORT
entre la
distance
focale et le
diamètre
de la pupille (trou laissé par
le diaphragme, voir le schéma ci-dessous. C'est cette pupille qui
laisse passer la
lumière)
LA FORMULE :
distance focale
f/ = ---------------------------------------------
diamètre du passage de la lumière
LE SCHEMA :
L'écriture ou l'expression de cette ouverture est un nombre qui suit
une
géométrie de
raison,
dont la raison est la
racine
carrée de 2.
L'avantage de cette progression est que le calcul de la
surface de la
pupille est divisée (si l'on ferme le diaphragme) ou multipliée (si
l'on ouvre le diaphragme) par 2 à chaque fois.
Pour illustrer cette progression, voici un tableau avec les calculs de
base.
Notez
sur cet exemple, que si l'on ferme de diaphragme de 8 à 11, la
surface de la pupille passe de 30 mm² à 15 mm², donc la moitié., et
cela est vrai à chaque itération.
LE TABLEAU des CALCULS :
une focale de 50 mm a été prise pour l'exemple de calcul du
diamètre et de la surface de la pupille
| U |
q^U |
f/
courant |
Focale
/ f = d |
surface
pupille |
| 1 |
1,414 |
1,4 |
35,36 |
981,75 |
| 2 |
2,000 |
2 |
25 |
490,87 |
| 3 |
2,828 |
2,8 |
17,68 |
245,44 |
| 4 |
4,000 |
4 |
12,5 |
122,72 |
| 5 |
5,657 |
5,6 |
8,84 |
61,36 |
| 6 |
8,000 |
8 |
6,25 |
30,68 |
| 7 |
11,314 |
11 |
4,42 |
15,34 |
| 8 |
16,000 |
16 |
3,13 |
7,67 |
| 9 |
22,627 |
22 |
2,21 |
3,83 |
| 10 |
32,000 |
32 |
1,56 |
1,92 |
| 11 |
45,255 |
45 |
1,1 |
0,96 |
| 12 |
64,000 |
64 |
0,78 |
0,48 |
L'EXPLICATION :
Bon, en clair, ce qu'il faut retenir :
- Lorsque l'on lit "f/2,8" c'est le rapport entre
la focale et la pupille, donc cela veut dire que la focale est 2,8 fois
plus grande que le diamètre de la pupille. Ceci explique que plus l'ouverture est
GRANDE plus le chiffre est petit.
- Pour des focales différentes à une même ouverture maxi, la
"luminosité" de l'objectif sera identique (indépendemment de la qualité
des lentilles et de la taille du capteur).
Par exemple un 100mm f/2.8 aura la même luminosité qu'un 300mm
f/2.8.
- Cette progression des "f" (1,4 - 2 -
2,8 etc.) fait que
la
surface de la pupille est diminuée par 2 (en fermant le diaphragme) à
chaque fois (donc la lumière est deux fois moins importante),
ce
qui favorise tous les calculs internes liée à
l'exposition.
Bon maintenant vous savez ce que veut dire "f/5,6" . . . c'est un
rapport . . .

La profondeur de champ
souvent appelée
"PdC"
La profondeur de champs est
la
zone de netteté sur une photo.
Avant et après cette zone de netteté, c'est le flou . . .
EXEMPLE DE PROFONDEUR DE CHAMP :
Voici un exemple pour illustrer cette notion :
seule la zone représentée par la double
flèche
rouge est nette, le reste est flou.
Cette notion est
très important
en photographie, puisqu'elle va agir directement sur la qualité ou le
ressenti que l'on va avoir de la photo.
Cette zone de netteté (la profondeur de champ) devrait être dans, tous
les cas,
volontaire et
non subie
LES FORMULES servant au calcul de la PdC :
NOTA : ces formules sont là pour l'exemple et pour expliquer, si vous
le souhaitez, le raisonnement qui suit.
1) la formule de l'hyperfocale
(souvent noté "H")
Focale²
H =
------------------------------------------------------------------------------------------
l'ouverture x diamètre du cercle de
confusion (0,03 mm par défaut)
2) les formules de calcul des
plans de netteté :
2-a) plan avant, noté "PA":
Hyperfocale x la distance de mise au point
PA = -------------------------------------------------------------------
Hyperfocale + (distance de mise au point - Focale)
2-b) plan arrière, noté "PP":
Hyperfocale x la distance de mise au point
PP = -------------------------------------------------------------------
Hyperfocale - (distance de mise au point - Focale)
2-c) profondeur de champ, noté
"PdC":
PdC = PP - PA
LES DIFFERENTS PARAMETRES entrant en jeu :
- la focale "F"
- l'ouverture "f"
- la distance de mise au point "d"
- le diamètre du cercle de confusion "e"
Plus la focale sera courte, plus la profondeur de champ sera importante,
et inversement,
plus la focale sera longue, plus la profondeur de champ sera faible.
Plus l'ouverture sera grande, plus la profondeur de champ sera faible,
et inversement,
plus l'ouverture sera faible (fermée) et plus la profondeur de champ
sera importante.
LA DISTANCE DE MISE AU POINT :
Plus la mise au point sera éloignée, plus la profondeur de champ sera
grande,
et inversement,
plus la mise au point sera rapprochée, plus la profondeur de champ sera
faible.
LE DIAMETRE DU CERCLE DE CONFUSION :
Tout d'abord le cercle de confusion est ce que
l'oeil perçoit comme un point
et non comme un cercle. La valeur couramment utilisée en photographie,
pour ce diamètre, est de 0,03 mm, c'est à dire 3/100e de millimètre.
Dans d'autres milieu, laboratoire scientifique notamment, cette valeur
peut être descendue à 0,01 mm, car la précision des instruments
optiques permet de voir "plus petit".
Donc dans nos calculs, cette valeur sera une constante de 0,03 mm.

La distance focale ou la focale
C'est la distance entre le point de convergence d'une lentille
(ou
d'un groupe de lentille), représenté sur le schéma par le croisement
des deux lignes, et un plan (généralement soit le film pour
l'argentique, soit le capteur pour le numérique).
Voici le schéma :
Explications :
- Le sujet : c'est le sujet à photographier (un animal, un
paysage ou une personne),
- La lentille : c'est l'objectif ou plus exactement
un point de cet objectif,
- Plan principal : c'est le film ou le capteur et
là j'ai pris deux exemples (repère 1 et 2),
- Focale : c'est la distance entre le point et le
plan,
- On peut constater que, pour une même distance
sujet / point de convergence (lentille), si le plan est rapproché
(repère 1)
la focale (1) sera plus courte et l'image du sujet plus petite (ce sont
par exemple les courtes focales 20, 50 mm),
- par contre en (2) la focale est plus longue, car le plan
est plus loin et l'image du sujet est plus grande (ce sont les longues
focales, par exemple 150, 300 mm).
Voilà, ce n'est pas très compliqué à comprendre, en fait c'est la règle
de la proportionalité.
